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Cette page est à vous. Elle est réservée à vos reportages.

Elle nous permettra de profiter immédiatement de vos expériences en Triathlon ou autres épreuves, sans attendre la parution du prochain Petit Echo imprimé.

Envoyez vos articles au webmaster, sans oublier une photo si possible. En permanence ici, un ou deux reportages.

En bas de page, les archives des articles précédents.

Le 24 juin 2007
Triathlon de Roth (Allemagne)

Récit d'Eric DUPAS


En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez vivre ou revivre, pour certains, le triathlon de Roth.

Récit Roth


Le 15 Avril 2007
Triathlon CD d'ISHIGAKI (Japon)

Récit de Renaud TOURTE


En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voyager très loin.

Récit ISHIGAKI

Renaud TOURTE

Le 3 Septembre 2006
LD Val de Reuil
Récit françois ledivenah

Val de Reuil LD, un triathlon suffisamment long pour faire un beau souvenir.

dimanche matin 7h00, l'heure des braves - après tout, il faut bien faire quelque chose.
Il pleut, le vent est également de la partie - belle journée en perspective.
Au petit déjeuner - un gâteau au chocolat préparé par ma nutritionniste préférée - Valérie
Elle possède une recette spéciale pour les grandes occasions.
J'accompagne ce délice d'une potion préparée par mon druide local - Bernard.
Une poudre blanche - que l'on prend avant - pendant et après l'effort - ne pas sniffer - c'est pas terrible mais le boire à petites doses en invoquant les forces obscures des triathlètes (Atlon - gatorade ...). Val de Reuil - 11h00 - La pression monte - bientôt la délivrance du départ - le bruit des tambours - le cri des triathlètes - " gloups - ouais - onyva " et déjà le délire de certains concurrents - elle est chaude !! - Ouaip - A voir !! en tout cas je me souviens d'une eau beaucoup plus froide. Je re-pense à cette saison et à mon 1er objectif- Etampes en sprint - un dimanche matin - une eau fraîche à souhait - 12° - je crois que je n'ai jamais trouvé une eau aussi froide et aussi trouble - pour ne pas dire plus. Je n'ai d'ailleurs jamais nagé aussi vite - pressé de sortir sans aucun doute -j'ai découvert par la même occasion que des pieds pouvaient devenir bleus.
Le départ est donné. Les 300 concurrents nagent enfin ! et c'est parti pour 6 heures d'efforts. Quoi - 6 heures - n'importe quoi - je réalise que je suis sur un truc de fou - dans le grand bain - trop tard pour reculer - mes bras sont déjà en train de tourner . Je reçois naturellement des gestes d'encouragements des autres concurrents. Ils expriment leur sympathie comme ils le peuvent - pied dans le ventre - bras sur la tête - chatouille des orteils -Que c'est agréable de se savoir accompagné.
- pour le public nous repassons sur la plage - et encore un tour - finalement, 2km500 - 48 min - pas trop mal - je garde encore à ce moment une part de lucidité - après tout - encore 2 épreuves et c'est fini -
Début du vélo - beaucoup de vent - je suis dans le coup - ça roule bien - un peu trop bien d'ailleurs - au bout d'une heure , je réalise que je suis à 32 de moyenne - beaucoup trop pour mon niveau. La course est longue et commence au 10éme kilomètre de la course à pied. Je redeviens plus raisonnable et je me laisse dépasser par plusieurs concurrents. Mon seul objectif est de finir. Je croyais le parcours plat et je découvre une belle côte d'un kilomètre -
moins difficile qu'à Enghien, une autre beau souvenir de la saison qui m'a permis de rencontrer quelques forçats du club et d'avoir de plaisir de suer avec eux -( José (Bravo pour ta perf sur Embrun) et Gilbert ) -
Le public n'est pas nombreux mais assez sympa - Le vent de plus en plus présent sera mon plus fidèle compagnon de route. Déjà 3h00 d'effort, la fatigue commence à ce faire sentir - j'ai 60 kilomètres dans les jambes et quelques doutes. Je fais le point - il me reste encore 20 kilomètres à faire et un semi marathon - je souris conscient de l'effort qu'il reste à faire mais je garde confiance en moi. 84iéme kilomètre - 3h48 après le départ nage - je croyais que nous ne devions en faire que 80 - le principal - c'est de finir le vélo
- J'arrive au stade, le micro hurle de joie car le record de l'épreuve a de grande chance d'être battu. Le commentateur ferait mieux de se taire - il annonce l'arrivée du 1er dans un quart d'heure et l'abandon de plusieurs concurrents. Je ne veux rien entendre, je chausse mes runnings et en route pour le dernier défi. Les kilomètres se suivent - je cours à mon rythme , d'un ravitaillement à un autre - certains concurrents me prennent un tour mais je suis surpris de rattraper de plus en plus de marcheurs. Je ne marcherai pas - enfin, je vais essayer. 15éme kilomètre, ça commence à être long - je ne marche toujours pas mais ma vitesse moyenne est beaucoup plus faible. 21iéme kilomètre, toujours pas fini - mais je vois l'arrivée - je suis crevé mais pas complètement mort- 2h16 pour la course. Ceci dit, je ne ferai pas 1 kilomètre en plus. Enfin, j'accède au buffet après 6h01 - tout ça pour ça - je suis surpris de découvrir d'autres saveurs - tartes aux pommes - pâtée - poisson - on ne se moque pas de nous mais je n'ai pas vraiment faim. Je suis satisfait de mon résultat - pour une 1ére participation - je termine et je ne suis pas le dernier - Résultat 187 sur 215 - et 57 abandons !!
Sur le chemin du retour, j'entends une chanson du groupe Kyo -qui dit - " on a parcouru le chemin - on a tenu la distance et je te hais de tout mon corps mais je t'adore - encore ? " je ne savais pas qu'il parlait du tri mais pour répondre à la question - stop ou encore il va d'abord falloir que je dorme un peu et réfléchir tranquillement car c'était vraiment un pari un peu fou !
Je profite de ce récit pour saluer quelques sportifs du club que j'ai eu le plaisir de rencontrer sur les épreuves et qui m'ont toujours donné quelques conseils. (Merci à José - Gilbert -Valérie - Bernard - David - Mathieu - Sébastien - Vincent - Nathalie - Jean-Marie - Nadège ) et remercier l'ensemble de mes supporters - ma femme et mes enfants - ainsi que mes sponsors - Gatorade, Michoko….

françois ledivenah

Villepreux
Le 2 Décembre 2005
24 Heures non stop
Récit d'Eliane Martin

24 Heures non stop, du vendredi 2 décembre 19H30 au samedi 3 décembre 2005 19H30

Courir à Villepreux pour le TELETHON – sur un parcours de 1 600 mètres, autour du complexe Sportif Jean Mimoun – c’est la 3ème épreuve du genre organisée par le Club de CAP ACCRORUN.

Enfin j’y suis, depuis le temps que je pensais à cette course, le jour arrive. Cette fois-ci, toutes mes affaires sont prêtes, et là je suis sûre de ne rien avoir oublié : gants, bonnet, coupe vent, chaussures et chaussettes de rechange, mes sporténines, des barres céréales, des dattes etc etc...

Je pars tranquille, reposée et sereine, le temps hélas s’est dégradé depuis le début de la semaine, et c’est avec le vent et la pluie que je vais participer à cette épreuve qui me tient tant à cœur. Bien sûr j’aurai préféré le temps froid et sec de la semaine dernière, mais bon, on verra bien.

J’ai pu faire tranquillement l’état des lieux de l’organisation, après avoir pris mon dossard (ce sera le N° 10), cette année les tours seront comptés par puce électronique à chaque passage sous l’arche de l’arrivée. Contrairement à l’année dernière, nous n’aurons pas à passer par le gymnase pour se ravitailler à chaque tour, c’est un plus, je n’aurais pas l’impression de froid et chaud et ne serais pas tentée de ne plus ressortir du gymnase. Un ravitaillement est prévu au départ de chaque tour, diverses boissons froides, ainsi qu’Abricots secs, chocolats, dattes, oranges etc…

Christian et Martine me rejoignent quelques temps plus tard pour me voir prendre le départ avec les autres concurrents, l’organisateur de la course nous explique le règlement et nous invite à faire un tour de reconnaissance ensemble afin de tester la fiabilité des puces électroniques. Et ce sont sous les applaudissements des spectateurs que nous nous faufilons tous hors du gymnase., Au passage je fais un bisous à Christian et à Martine (elle est venue reconnaître le trajet, car elle m’accompagnera quelques kms demain matin si je suis encore dans la course…)Christian, lui, a son grand regret ne partagera pas avec moi cet évènement car il prend le train demain matin à l’aube pour St Etienne, il va encadrer et entraîner durant une semaine les Membres de l’Equipe de France des 100km et des 24Heures ( le veinard !!).

Cà y est c’est parti, tout va très vite, nous sommes 47 dossards rouges (les 24H), il y a une vingtaine de dossards verts, les accompagnateurs et aussi des coureurs venus en famille pour faire une bonne action ou tester leur endurance. Le parcours n’est pas des plus agréables, les premiers 300 mètres se situent dans un lotissement orienté plein vent de face, ensuite nous aurons a traversé environ 500 mètres se composant en 3 lacets de va et vient, ce qui permet de se croiser continuellement à chaque passage, et qui je pense a rompu la monotonie durant tout ce temps, mais il y a un hic : Cette partie est ponctuée de dos d’ânes qui ne posent pas de problèmes les premières heures, mais que je maudirais par la suite ; les 600 autres mètres seront très plats mais très venteux, ensuite il y a le retour sur le complexe sportif, pas très pratique et avec des petits monticules qui ont l’air d’être là comme à fait exprès pour compliquer la situation, puis, avant de terminer sous l’arche pour entendre le BIP de notre puce, il y aura cette petite descente que mes mollets sentiront passer surtout à la fin de l’épreuve.

Je suis partie très prudente et ne souffre ni du froid ni du vent pour le moment, durant plusieurs heures, Il y aura beaucoup d’animations et le temps défilera très vite ainsi que les kilomètres d’ailleurs, cela me permet de garder un bon moral. J’observe le déroulement de la course, le vent est de plus en plus fort, à tel point que les barrières dégringolent et qu’il faut faire attention de ne pas se prendre les pieds au passage. J’avais convenu de boire et de grignoter quelque chose tous les 3 tours, mais voilà, la nuit venant, le froid arrive et la boisson devient bien trop glacée pour l’avaler. Je décide donc de changer mon fusil d’épaule, à partir de maintenant, je ferais environ 5 tours et je rentrerais me réchauffer 10mn environ avec une boisson chaude et quelques collations. Mon idée est très bonne, je vais carburer de cette façon durant une très bonne partie de la nuit. D’heures en heures, on voit s’amenuiser la participation des concurrents, certains sont fatigués et iront se coucher, d’autres sont gelés et le moral n’est plus là au rendez vous. De 47 nous voici encore une quinzaine à tourner jusqu’au bout de la nuit, nous restons 3 féminines en compétition. Tous les autres doivent dormir maintenant. Je continue mon train train en m’alimentant tous les 4 à 5 tours environ, je prends du thé bien chaud dans lequel j’ajoute 2 à 3 sucres (conseils de Christian) accompagné de banane ou morceau de gâteaux, çà me permet de repartir de bons pieds sans souffrir ni du froid ni de fringale. Les résultats s’inscrivent toutes les 1H30 environ, mais je n’irai que très peu les consulter, pour éviter de trop gamberger et de perdre le moral.

Il est à peu près 2Heures du matin et pour le moment, tout va toujours bien, le vent n’est pas tombé mais tantôt Il me pousse, tantôt il me ralentit. Je croise et recroise les plus courageux et nous échangeons des mots d’encouragements les uns les autres, je double régulièrement 2 marcheurs vétérans 4 (70 ans) et oui ! quel courage ! et je me fais aussi doubler régulièrement par les premiers qui carburent bien plus vite que moi. Mon premier objectif est d’atteindre les 80km, car c’est là que j’ai lâché l’année dernière (en 13H30mn). Vers 4 heures du matin, je fais équipe avec Michèle une fille du Club de Villepreux, très sympa, nous décidons de rester ensemble pendant quelque temps, histoire de se changer les idées, elle a déjà participé à de longues épreuves, telles que 48Heures, c’est une mordue, vous l’imaginez, donc elle me donne des conseils car elle est bien plus aguerrie que moi. Nous nous racontons une peu nos vies « sportives » et tout va pour le mieux.

Le classement est affiché et à 7heures du matin j’ai parcouru mes 80Kms, 1H30 de mieux que l’an dernier ! Je suis en 1ère position, mais à seulement 2 tours de la deuxième fille, ce qui ne veut rien dire. Maintenant j’attends impatiemment que le jour se lèvre, je cours encore, bien moins vite évidemment, mais je ne ressens pas de douleurs apparentes, si, peut être mon genou droit qui de temps en temps me rappelle à l’ordre, alors à ce moment là je marche pour récupérer un peu. Le jour commence à se lever, les dormeurs aussi. Il est maintenant 8heures et j’aperçois Martine (une copine de l’OC Gif) qui vient m’accompagner pour quelques kilomètres, évidemment elle est la bienvenue. Je suis un peu plus stimulée et j’arrive encore à courir, d’un bon train d’ailleurs, me fait remarquer Martine, qui me dit que l’on fait le tour en 13mn. Je m’affole, il faut que j’aille moins vite, sinon, je n’irais pas au bout. Nous rentrons tous les 4 tours environ, je prends une boisson chaude, çà passe bien, mais le consistant ne passe plus, lui, depuis un certain temps déjà, je mange un croissant, çà va, et Martine et moi repartons, j’alterne de temps en temps en marchant, mais le froid s’en ressent plus à ce moment là. Martine doit maintenant me quitter, il est 11H30mn, elle aura tourné avec moi pendant 3H30mn, merci à toi Martine, j’ai dû augmenter mes kilomètres durant tout ce temps grâce à ta précieuse présence. C’est maintenant au tour de Cécile de prendre le relais, (une copine de l’OC également), je lui fais remarquer que je ne cours plus trop, car j’ai quelques douleurs qui me titillent de temps en temps, donc j’alterne marche et course. Le moral est au plus fort pour moi, pour Cécile, il n’en est pas de même, elle me dit être très contente d’être venue se défouler un peu avec moi, car elle a eu une semaine très éprouvante, je pense en moi que nous courons pour une vraie cause, et que nos petits bobos quotidiens ne sont rien en regard de ces enfants qui souffrent et qu’il faut aider à tous prix. Je console tout de même un peu Cécile et essaie de lui faire oublier ses misères. Je lui indique que je viens de doubler le Dossard N° 16 (Sandrine), la deuxième féminine qui me talonne depuis le début de la compétition. Pour me redonner du punch, Cécile m’invite à accélérer afin que je comptabilise encore un tour de plus à mon acquis, bien sûr j’obtempère. J’ai un avantage sur Sandrine, je cours encore, elle, est partie très vite au début de l’épreuve pour acquerir des kilomètres, ensuite elle a pris la marche et n’a plus couru, c’est une tactique, elle marche très vite et même si je la double, sur 24heures, je n’aurais que 5 tours de plus qu’elle. Il est maintenant 13H30 je suis toujours en 1ère position, et je crois avoir fait plus de 100km, mais je ne pourrais savoir cela que ce soir maintenant, car le système informatique a planté, donc les résultats ne sont plus affichés, ce qui n’est d’ailleurs pas plus mal pour moi. Cécile me quitte, car très courageuse, elle prend la route pour Evry et va courir (encore) 10km pour le Télétohn (toujours) avec l’OC Gif.

A partir de ce moment là, je commence tout de même à accuser un peu de fatigue, et je sens le froid me pénétrer, je décide de courir 2/3 et marcher 1/3. Sur la piste, il y a maintenant beaucoup de monde qui tourne, le temps est maussade et de temps en temps nous essuyons quelques petites averses pas très méchantes. Cela ne me perturbera pas pour autant, ce qui me préoccupe, comme à l’habitude c’est mon alimentation, les boissons chaudes passent bien, mais je ne sais plus quoi avaler, donc se sera essentiellement du chocolat et des gourmandises sucrées. Le temps commence a se fait très long, il est 16Heures et, en passant sous l’arche pour une énième fois, j’aperçois Roger qui me fait un signe et qui entame le tour avec moi, il ne me quittera plus, autant vous dire la joie que j’ai eu en le voyant. Il met tout de suite une ambiance joviale en me parlant de choses et d’autres, et nous marchons tout de même encore à une allure raisonnable, d’après Roger peut être encore à 5km/h. Et puis, quelques tours suivants, c’est Pascale qui nous rejoint avec son dossard vert N° 205. Nous allons tous les 3 faire une quinzaine de tours qui vont me paraître très très longs ? Roger me conseille de manger un peu, car j’ai très froid et suis épuisée maintenant, j’avale donc lentement une ou deux barres de céréales. Roger a trouvé une compagne un peu plus « fraîche » pour tenir une conversation animée, et c’est avec les chansons de Brassens, Nougaro, Ferrat etc… que je vais terminer ce périple en beauté, malgré mon impatience subite d’en finir dès que la nuit fût tombée. Enfin, le dernier tour est annoncé, et c’est avec un grand sourire que je vais pouvoir avoir la surprise de connaître bientôt le résultat final des kilomètres parcourus. Nous sommes tous accueillis par une foule d’applaudissements sous l’arche de l’arrivée. 142.400KM et 89 tours, je ne me rends pas bien compte pour le moment, Roger me dit naturellement : elle est partie pour 100km et dans la foulée elle a eu envie de faire un marathon, pourquoi pas ! En tous les cas j’ai encore atteint un objectif précis qui me trottait dans ma petite tête depuis un certain temps, mais attention, c’est un piège ! Qui me dit que je ne vais pas avoir envie, une nouvelle fois, de me surpasser pour de nouveaux défis ?...

Ce qui est sûr maintenant, c’est que je vais apprécier confortablement un repos bien mérité, tout en savourant cette victoire personnelle, qui, comme les précédentes, restera gravée dans ma mémoire. Merci à tous ceux qui ont cru en moi, (Martine, Cécile, Roger, Pascale) et aussi à Christian, qui n’est pas favorable à ce genre d’épreuve à une pareille époque, il aurait alors fallu demander au TELETHON de reporter cette manifestation au Printemps (non je plaisante!).
Eliane

Le Mans
Le 3 Juillet 2005
Mon premier CD
Récit de Camilla Rees

Ca y est. Je suis une grande maintenant. J'ai fini mon premier CD.

Le Mans est un très bonne endroit pour faire un premier parce qu'il est presque tous plat, tu peux voir toute le monde avec les 2 boucles en course à pied et il y'a une bonne ambiance .... à part de cela il faisait très beau (peut être même un peu chaud)

J'ai choisi Le Mans pour mon premier CD parce que toute le monde m'a dit que tu nages avec le courrant et que c'est plat (le course vélo et course à pied). Je n'ai pas senti par contre le courrant et en regardant mon temps j'imagine j'étais peut être contre le courrant (je pense c'est plutôt l'inexpérience de nager avec un combinaison.) L'eau était à 22° mais j'ai suivi les experts et j'ai mis ma combinaison. Parce que la natation était dans un petit rivière les spectateurs regardaient sur le bord (donc je savais que si toute à coup un group d'homme, qui démarrait 10 min après les filles, arrivait sur moi et me noyait.... un spectateur aurait me sauvait).

Le parti vélo était sympa. Deux boucles. Un léger monte au début mais rien méchante. Plusieurs rond points et si tu ne connais pas le parcours (ou ne fais pas très attention) tu peux rater le sorti....heureusement les organisateurs t'arrête pour que tu reprennes la bonne chemin. C'est ici où beaucoup des hommes rattrapent les 10 minutes sur les femmes mais au moins plusieurs étaient assez sympa pour dire un mot d'encouragement en doublant.

Le parti course à pied était le plus difficile (pour moi). Deux boucles, ou plutôt deux boucles en forme du "8". Une douce montée au début. Tu voie tous les autres pendant l'aller et le retour / 1ere et 2eme boucle. Donc tu sais assez rapidement où se trouvent tes concurrents et tes équipiers et c'est aussi une bonne occasion pour l'encouragement.

Sympa. Je remercie les gens TSR78 à Le Mans qui m'ont encouragé chaque fois qu'ils m'ont doublés, et Marie Laure pour sa compagnie dans notre petite équipe femme. C'est sur tôt à refaire l'année prochaine.
-Camilla

Saint Laurent Nouans
Le 15 mai 2005
Mon premier CD entier !!!
Récit de Nathalie Aladenise

Mon premier CD entier !!!
Personne ne va me croire, mais c'est vraiment mon premier CD. J'ai bien fait une tentative l'année dernière à Enghien, mais je me suis fait une entorse de la cheville 2 semaines avant la course, et je me suis donc contentée d'une version " tronquée " avant la course à pied.
Mon premier CD est donc à Saint Laurent Nouan, le 15 mai 2005.
Prologue:
L'hiver a été sportivement très calme, vu que je promenait ma résine au bras gauche en désespérant de ne pouvoir nager, ni rouler. L'entraînement vélo n'a donc repris que fin mars. Bref, début mai, j'ai peu de kilomètres et peu de puissance. Je n'ai pas eu l'occasion de reprendre tranquillement par un découverte, car le triathlon de St Chéron nous a renvoyé nos chèques, trop d'inscrits, pas assez de places. Le 5 mai, c'est donc à la fois mon premier tri de la saison et mon premier CD. Je vous rassure, ce n'était pas une idée à moi de faire ce choix, mais c'est Cédric qui poussait fortement, et je me suis bêtement laissée convaincre. C'était d'autant plus bête que pour ajouter à la difficulté, nous étions de mariage la veille au soir, et qu'en matière de nutrition du sportif et de sommeil avant la course nous étions aux antipodes de ce qui est préconisé.
C'est donc crevée, gavée, alcoolisée (donc déshydratée) et stressée que je me présente sur la ligne de départ de mon premier tri 2005 et de mon premier CD tout court.
Saint Laurent Nouan:
Mais pourquoi ne suis-je pas allée à Pont-Audemer avec mon club ? Tout simplement parce que Saint Laurent c'est plus près de chez nous (un peu au sud d'Orléans) et que le départ du CD a lieu à 15h. Ces 2 arguments nous permettant de dormir un peu plus après notre folle nuit de bal. Tout le monde m'en avait dit du bien, mais le seul truc que j'avais retenu, c'est que l'eau du lac est garantie chaude car elle est artificiellement chauffée par les cheminées de refroidissement de la centrale nucléaire. Cet argument me paraissait tout à fait satisfaisant. Malgré tout, je n'imaginait pas que nous serions si près des cheminées en question. Juste au pied, quoi ! Le long du centre EDF. On voyait même le dessin des pièces de béton de la cheminée encore plus moche de près. Hormis ce (gros) détail, lorsqu'on ne lève pas les yeux, le site est très beau, l'eau du lac est très claire et il y a de la forêt partout autour. Il fait beau et chaud, avec un chouette soleil. Je choisis donc de crâner avec le tout nouveau maillot de bain spécial tri du club. Je me sens un peu seule et un peu nue, mais j'assume. La marque de bronzage en sera d'autant plus haute. Pas de souci pour l'installation dans le parc à vélo. Je n'ai finalement rien oublié. Il faut dire que mon sac est prêt depuis vendredi soir. Ah si ! un détail fâcheux. Cédric m'annonce que je n'ai pas ma pompe à vélo… 5 minutes avant le départ. Trop tard pour retourner à la voiture. Tant pis ! Pourvu que je ne crève pas.
Nous sommes 150 au départ. C'est peu. Je vais donc sûrement faire ma course seule et finir dans les grands derniers. Pas de chance ! Ils sont tous à Torcy cette année.
Objectif:
Un seul. Finir la course !
Ce sera déjà pas mal. On veillera à se donner des objectifs plus ambitieux un jour où je n'aurai pas fait la noce la nuit précédente.
Natation, 1,5km:
Pas de souci, l'eau est à 16°C, juste un peu fraîche lorsqu'on y rentre, mais aucun souci pour nager normalement, en mettant la tête dans l'eau. Je pars tout au fond du groupe et tout à droite afin de ne pas prendre trop de coups. Il ne faut pas rêver, toute Nathanageuse que je suis, le niveau de natation d'un CD n'est pas le même que sur un promo. Tout va bien, le groupe s'effile assez vite et je peux nager bien, quasi-seule et penser à mes appuis. J'ai de bonnes sensations. Vers la moitié du parcours, je double une dizaine de personnes. " Rien ne sert de courir, il faut maintenir ses appuis. " En vue de l'arrivée je mets un coup de turbo sur les battements pour activer la circulation dans les jambes et pschiiitttt, je double un autre concurrent sans aucune difficulté. J'aurais peut-être pu donner un peu plus tout du long…
Transition 1:
Quand je sors, on n'annonce plus qu'une trentaine de concurrents dans l'eau. Petite déception.
Pire, lorsque j'arrive au parc à vélo, celui de Cédric n'y est plus ! Enorme déception. C'est moi la nageuse, oui ou non ? Je n'ai pas trop bien assuré durant la transition, je suis un peu lente, et on annonce plus que 18 concurrents dans l'eau.
Vélo, 46km:
J'ai un truc nouveau à gérer : l'alimentation. C'est la première fois que je dépasse 2h d'effort, alors, sur les recommandations de Cédric, " le coach ", je prend un premier gel tout de suite (mixte sucres rapides / sucres lents). Ne pas se mélanger les pinceaux : 1) tout de suite sur le vélo, le rouge, 2) juste avant de descendre de vélo, le vert, 3) après un tour de CàP le orange. Il y a 2 boucles de 23km en forêt, sur des routes vides de voitures, tout en faux plats. C'est beau. Il fait bon. Il n'y a pas de vent. J'appuie bien sur les pédales. Je suis juste une peu seule. A chaque " rare " fois qu'un concurrent me remonte, j'ai l'angoisse que ce soit le premier qui fait sa 2ème boucle. Ils m'encouragent tous. C'est vraiment sympa. C'est ça qui est bien quand on est mauvais, on est solidaires. Les autochtones aussi m'encouragent, les petits vieux, les gens de la sécu. Le parcours est vraiment hyper sécurisé. Une personne avec chasuble jaune fluo et bandes réfléchissantes à chaque intersection, et avec la CB. Il y a 2 personnes en rades sur le bord de la route, à côté de leur vélo. Crevaison ? Pire ? Je verrai Marie (c'est écrit dans son dos) de Vendôme ramener son vélo à pied sur plusieurs kilomètres. Je fais la 2ème boucle plus en fréquence de pédalage car je commence à avoir mal au quadri. Je commence aussi à danser sur ma selle pour trouver la position qui gène le moins, mais je crois bien que le problème ne vient pas de la selle, mais de mes petits fessiers. Je finis la dernière gorgée de mon bidon dans les derniers 500m. Juste le bon volume !
Transition 2:
Après de mûres réflexions autour de mon atèle Air-Cast et le fait de courir pieds nus avec ce morceau de plastique qui me donne des ampoules, j'avais fini par me résoudre à remettre des chaussettes. Et puis, tant pis ! De toute manière, aujourd'hui je ne suis pas là pour le chrono, mais pour finir. Donc, j'ai remis des chaussettes. Je ne suis pas dernière car j'ai doublé un vieux à vélo, mais je ne dois pas en être loin.
Course à pieds, 10km:
Il y a 4 boucles autour du lac, qui repassent devant le parc à vélo. C'est plutôt pas mal pour les derniers, car durant 3 tours, il y aura toujours des concurrents autour de moi, même s'ils me doublent tous. Je serai aussi aux premières loges pour voir un accident de digestion sur le bord du chemin. Dommage ! il finira en marchant. Je gère mon effort : durant le premier tour et une bonne partie du 2ème, j'y vais cool. En entamant mon 2ème tour, je vois Cédric qui sort du parc à vélo en courant " mais qu'est-ce que tu fais là ? " (problème ? de vélo ?). Non, il a fini et il vient m'accompagner en trottinant pour récupérer et faire une sortie longue. Durant le 2ème tour j'allonge un peu la foulée. Sur la fin du 3ème tour, je commence à avoir mal aux jambes. Le 4ème tour est douloureux et je dois me concentrer sur ma foulée pour ne pas faiblir sur mes appuis (consigne du " coach "). Le dernier kilomètre s'effectuera dans un état second. Je vois trouble et j'ai les paupières mi-closes. Finir, finir, finir. Les 2 supportrices qui m'encourageaient à chaque tout sont le long de la ligne d'arrivée. Vraiment sympa.. Je franchis la ligne les 2 bras levés. Prise de photo. La délivrance.
" Mon premier CD. Le finir, c'est une victoire en soi. "
Nathanageuse.
Quelques chiffres :
133ème / 137 classés. J'ai raté de peu la coupe du dernier (mais je ne suis pas sûre que j'aurais été fière de l'exhiber).
Total 3h03'44''
Natation 1,5km: 29mm peut faire mieux.
Vélo 46 km: 1h32 moyenne 29,7 km/h avec le parc à vélo.
Course à Pieds 10km 58mm Moyenne 10,2km/h.

Les Mureaux
Le 13 Février 2005
Sélection jeune
Récit de Fabien Ferré

Journée de sélection jeune du 13/02/05 :

Nous voilà dimanche matin, le dimanche où nous ( Cyril et moi ) devons participer à la sélection jeune du département pour pouvoir participer à un stage avec les autres jeunes du département en avril.
Nous arrivons aux Mureaux avec un retard de bien 20 minutes (c'était prévu les autres clubs arrivent toujours en retard) juste devant St Quentin. Le temps est vraiment mitigé, il fait pour l'instant plutôt beau mais les gros nuages qui arrivent laissent présager de ce qui va nous tomber sur la tête.
Après un bref briefing des encadrants du stage, nous enfourchons nos vélos pour nous rendre au départ du contre la montre qui est une côte de 1,3 km.
On commence à repérer le parcours en faisant monter un peu le palpitant et en mettant en place la stratégie de course " alors c'est décidé après le tournant pavé, on relance et on passe la plaque !! " Et comme on pouvait s'y attendre il commence à pleuvoir.
L'échauffement continue pendant que les benjamins passent, ensuite c'est au tour de Cyril de s'élancer pour cet effort éprouvant bien que court. Je continue à m'échauffer en bas ensuite c'est à moi de prendre le départ je pars tout de suite vite ( autant se mettre dans le rouge tout de suite vu que l'épreuve ne durera pas plus de trois minutes ) et comme prévu après les pavés la plaque. Je retrouve Cyril et mes parents en haut après avoir doublé le concurrent qui était parti 30 secondes plus tôt. Cyril m'apprend que lui aussi a doublé la personne qui le précédait juste après avoir passé la plaque !
La journée semble donc bien partie, on a bien fait de venir. Tout le monde rentre au stade là, on nous donne les temps du vélo : Cyril est deuxième au scratch et premier de sa catégorie et moi premier au scratch et premier de ma catégorie ( on a vraiment bien fait de venir !!!). C'est le moment de s'échauffer en course à pied. Pendant que Cyril part pour s'échauffer avec les autres jeunes, je rejoint les organisateurs afin de les aider comme je ne peux pas courir. Arrive le moment de la course de Cyril qui s'élance avec 20 autres minimes qui ont tous l'espoir de gagner. Au bout de 200 mètres un groupe de trois s'est déjà détaché parmi lesquels figure Cyril 400 mètres plus loin un des trois décroche il reste donc plus que Cyril et un jeune des Mureaux en liste pour la victoire. Ce dernier imprime d'ailleurs un rythme impressionnant pour quelqu'un de son âge. Cyril arrive donc deuxième avec un temps honorable de 3'08 , 4 secondes derrière le vainqueur.
Nous voilà donc arrivés au milieu de la journée. On se retrouve donc tous dans une salle du stade pour manger les pizza généreusement offertes par le comité. On nous annonce les classements provisoires, tout va bien nous sommes toujours en tête de nos catégories respectives.
C'est alors que Philippe nous rejoint pour venir avec nous à la piscine. En route donc pour la piscine ou nous attend un test sur 200 m. Nous passons chacun notre tour avec là encore des temps corrects. A noter : les talents de Philippe pour la photographie qui arrive à me prendre en train de " voler " après mon plongeon ( photos à venir).
Voilà donc une bonne journée de passée qui nous montre que le tsr compte maintenant 2 jeunes compétitifs au niveau départemental (on double les effectifs par rapport à l'année dernière).
Nous partons donc tout deux avec l'espoir d'être sélectionnés pour le stage.
Fabien

La ROCHELLE
LE 28 NOVEMBRE 2004
MARATHON.
Récit de Valérie Chatelin

28 novembre 2004 : La Rochelle,: mon premier marathon.
Depuis plusieurs mois, mon frangin qui a déjà participé au marathon de Paris, me harcèle pour que je m'inscrive avec lui sur un mythique 42,195 Km !
Jusqu'à présent, ma réponse à toujours été négative et sans laisser la moindre ouverture quant à une quelconque participation de ma part à une telle distance...
Une fois encore, en août dernier, inlassable, il tente sa chance " quand est-ce que tu fais un marathon avec moi ? Y'a La Rochelle le 28 novembre...! " ma réponse est toujours ferme, mais finalement, l'idée fait son chemin et, sans le lui dire, je me renseigne sur l'épreuve et commande la documentation officielle.
Ca a plutôt l'air sympa un marathon au vu des photos... on s'inscrit ? hein Ber, qu'est-ce que t'en penses ?
Comme il est d'accord on s'inscrit tous les trois.
François décide de se joindre à nous.
On se documente sur l'entraînement nécessaire et on se concocte un petit plan sur 10 semaines avec 3 séances hebdomadaires ! Notre programme comporte des séances longues pyramidales, du fractionné et des séquence de 15mn à allure soutenue.
Durant cette période nous participons aux 20 Km de Paris (très mal vécus cette année) et à la course des 4 châteaux (bonnes sensations ce jour là).
La date fatidique du 28 approche et me terrorise, je me demande si j'arriverai au bout. Je redoute le fameux " mur " du 30ème Km...
Samedi 27 novembre : Ca y est, nous voici à La Rochelle. Il fait un temps superbe et doux qui laisse augurer une belle journée pour le lendemain... Nous récupérons nos dossards, retrouvons François qui est arrivé par le train, prenons possession de nos chambres d'hôtel... quelques pâtes et au lit !
Dimanche 28 novembre : lever 6h30 pour le petit-déjeuner (je respecte les 3h00 d'intervalle entre le repas et la course mais je ne suis pas la seule) ; dans la salle de restaurant de l'hôtel, c'est l'affluence. Il n'y pas assez de place pour que tous déjeunent. Il faudra patienter une vingtaine de minutes.
Retour à la chambre. Choix des vêtements selon la température qui est fraîche ce matin (7°C) et en route pour rejoindre la ligne de départ.
Le départ a lieu simultanément de deux ponts distincts (les Seniors et V1 sur l'un - les féminines et les autres catégories de vétérans sur l'autre) avec convergence du circuit au 3ème km. Notre petit groupe de 4 est contraint de se scinder en deux. C'est donc avec Ber que je prends le départ. Nous avions décidé de caller notre sur celle du ballon blanc (4h) mais finalement nous ne verrons jamais ce repère...
Quelques minutes après le départ, un petit crachin commence à tomber. Il ne nous quittera plus pour se transformer en grosse pluie dès mon arrivée.
Le circuit est composé de deux boucles. Tout va bien au 1er tour. Ber et moi courons ensemble jusqu'au 26ème cm puis il accélère un peu tandis que je commence à ressentir quelques raideurs dans les cuisses mais je continue en le laissant me distancer.
Je double François... au fil des cm les douleurs gagnent les mollets puis un pied... à partir du 35ème cm mon rythme baisse, j'ai très mal au pied et j'ai l'impression d'avoir des boules aux mollets... Me voici au 40ème cm où un message publicitaire inscrit sur une arche gonflable me revigore " plus qu'1 cm et t'auras tes huîtres " et me donne l'élan pour courir le dernier cm en sprint.
Enfin l'arrivée ! voilà une bonne chose de faite ! Je termine en 4h05 : temps non conforme à mes ambitions puisque je voulais boucler en moins de 4h00... Tans pis, je ferai mieux la prochaine fois.
Finalement, le " mur " du 30ème cm n'est pas venu ; le mental et l'endurance ne m'ont pas fait défaut ; seules les douleurs sont venues perturber les derniers kilomètres.
Je suis contente d'avoir terminé une course que jamais je n'aurais imaginé faire il y a encore 6 mois...
C'est sympa, on nous remet plein de cadeaux (une bourriche d'huîtres, un beau coupe-vent, une grosse médaille et une rose pour les femmes).
La Rochelle c'est bien pour un premier marathon : il n'y a pas de difficulté particulière, le paysage est agréable et c'est très bien organisé. De plus, ça ne vient pas perturber la saison de triathlon !
Avis aux amateurs !...
Valérie

La ROCHELLE
LE 28 NOVEMBRE 2004
MARATHON.
Récit de Bernard Chatelin


Olivier, le frère de Valérie, nous « tannait » depuis pas mal de temps pour faire un marathon, lui qui avait déjà fait celui de Paris. Valérie n’était pas très motivée (moi non plus à vrai dire..). Finalement l’idée fait son chemin et Valérie se renseigne pour trouver une course sur novembre, période creuse pour le tri. Notre choix se porte sur La Rochelle. Il fallait maintenant établir un programme d’entraînement. Après moultes lectures nous optons pour une préparation sur 10 semaines à raison de 3 entraînements par semaine et en faisant l’impasse sur le vélo (mais pas la natation...). Le compte à rebours est lancé, l’objectif étant le 28 novembre nous incluons dans notre programme les 20 Km de Paris et la course des 4 Châteaux.

Samedi 27 novembre, temps splendide, nous retrouvons François Le Divenah à la Rochelle.
Dimanche 28, 6 h 30 nous sommes coincés dans le hall d’entrée du resto de l’hôtel. Ils ont tous eu la même idée que nous : déjeuner 3 h 00 avant le départ !
8 h 30 départ pour la Rochelle qui se trouve à 15 mn de l’hôtel. Le ciel est bien gris et la température autour de 7° C. Le départ sera donné à deux endroits différents. D’un coté les femmes avec les « vieux » de l’autre les seniors et vétérans 1. Pas con l’idée ! Cela permet d’avoir un départ plus fluide des 7500 participants. On doit se regrouper 3 Km après le départ.
9 h 30 ... on ne rigole plus, le ventre serré on part ... et la pluie arrive ! Avec Valérie nous avions prévu un départ hyper prudent. José, sage parmi les sages, m’avait dit « un marathon c’est simple ! Tu fais un footing pendant 30 Km et seulement ensuite tu cours... ». Message retenu. Les 5 premiers Km sont courus sur la base de 6 mn/km. Nous ne sommes revenus dans les temps du 4 h 00 que vers le 24ème Km. « Paula » commence à marquer le pas au 25ème ; je lui demande un billet de sortie et j’élève le train. Que c’est bon de pouvoir accélérer quand les autres commencent à ralentir ou sont pris de crampes ! Mes saines lectures me disaient toutes « attention danger entre le 30ème et 35ème Km ! » ... Je me sens bien, je décide de maintenir mon rythme jusqu’au bout. L’arrivée sur le vieux port au milieu d’une foule énorme est une grande émotion, frissons dans le dos, et le speaker en remet une couche « dernière ligne droite, on y croit, vous aller devenir des marathoniens ! ».
Je pensais à ce moment là le bonheur que l’on doit éprouver quand on vous dit « vous êtes Ironman ! ».
3 h 52 ... J’avais prévu de faire moins de 4 h 00... objectif atteint, on fera mieux la prochaine fois ! (Oui car il y aura une prochaine fois.. c’est ça le virus !).

Pour ceux que cela intéresse, nous tenons nos plans d’entraînement à leur disposition et nos modestes conseils de débutants. Dernier point, le marathon de La Rochelle est vraiment très bien organisé sur un parcours facile (2 boucles). Je passe sous silence les cadeaux : Tee-shirt, médaille de 10 kg, coupe vent superbe et ... une bourriche de 24 huîtres (pour récupérer, les oligo éléments, rien de mieux !).
Bernard

NICE
LE 26 SEPTEMBRE 2004
Détail Parcours : 4km de nage 120km de vélo 30km course à pied.
Récit de David Denizon


Voilà, enfin cela arrive. Cela va bientôt faire 2 mois que je m’entraîne pour Nice. Tout ça c’est de la faute à Mathieu, je ne sais pas si c’est l’abus de beurre demi sel, mais voilà que début juillet notre breton il veut faire Nice ! 4 km de natation, 120 km de vélo, 30 km à pied oulala c’est bien long ! Mais bon, c’est la dernière édition et c’est une épreuve de renom. L’occasion fait le larron, je signe. Je passe les 2 mois de préparation à allonger les distances et à garder toujours un peu de rythme.
Dernière ligne droite. Semaine précédent l’événement, récupération, conseils avisés de Seb bien dormir, bien s’hydrater, bien manger (on peut même faire quelques excès), en résumé tout faire bien !
Voyage à Nice, by plane avec Matthieu et Jo.
J-1 : samedi : 3h15 réveil (matinal !)
4h45 Rdv chez Jo
5h00 départ pour Orly. Nadine (la femme de Jo) nous accompagne
Ayant réservé mes vols sur le tard je ne prends pas le même vol que mes coéquipiers. Rdv à Nice airport !
Voyage en compagnie d’un autre triathlète. Petit bonjour à Mr le président de la section triathlon de Bagneux. Atterrissage à Nice, on se souhaite bon courage pour le lendemain. Je récupère mes bagages et retrouve mes 2 acolytes. Vérification rapide que le matériel n’est pas abîmé, Jo, qui en est à sa 2ème participation, a eu la mauvaise surprise de retrouver l’année dernière une roue cassée. Mais cette fois avec les précautions et protections prisent il n’y a pas de casse à déplorer. Moment d’anthologie : le voyage à l’hôtel 1er classe avec les chariots de l’aéroport. Encore une bonne idée de Jo, heureusement qu’on l’a emmené sinon je pense qu’on aurait trimbalé nos sacs et vélos comme des ânes pendant 20min. Nous voilà tel Ticky Holgado dans « une époque formidable » ou Zezette dans « le père noël est une ordure » à remonter la promenade des anglais avec sac à dos et vélos sur le chariot.
Hôtel. Remontage vélo et en route avec le sac prêt pour Nice centre. Les 4 Kms à faire pour rejoindre le village du triathlon nous permettent de vérifier que le vélo est bien monté. Récupération des dossards et mauvaise nouvelle on pensait déposer nos vélos et nos sacs dans la foulée au parc à vélo, malheureusement il nous faudra attendre 17h. On ira donc manger et visiter le village avec nos fidèles destriers et nos gros sacs. 16h bonne nouvelle on peut rentrer au parc mais uniquement les vélos, on passera la fin de journée avec les sacs. On va enfin pouvoir profiter de la plage et de la mer.
Réhydratation dans un troquet en attendant la pasta party. Là bravo à l’organisation, distribuer plus de 1800 repas en 1/2h chapeau bas ! Briefing pas trop pénible, 21h s’annonce. Il faut rentrer. On attendra un petit bout de temps le bus pour revenir à nos pénates. Demain matin rdv 5h15.
Jour J : réveil : 4h30, petit déj au gatosport, je préfère le traditionnel pain, beurre, chocolat. J’ai pas encore le trouillomètre à 0. Taxi. 5h45 arrivée au parc. 1er chose à faire, trouver une pompe. Un voisin allemand nous prête sa pompe. Comme d’habitude il faut s’y prendre à 2 pour redonner forme aux chambres à air toutes neuves. La pression monte, les estomacs se nouent, vite où sont les toilettes. C’est un peu la panique pour aménager son stand car pour être confort j’ai prévu mes affaires de vélo au complet et aussi de càp, je comprends mieux l’embarras de la gente féminine quand on a beaucoup de fringue mais peu d’espace. Ça se débrouillera le temps voulu. Départ dans 1/4h. L’estomac refait un nœud ! Départ dans 5 min, vite faut enfiler la combinaison. Il y a un embouteillage pour accéder à la plage. Allez on se dépêche. J’ai perdu (comme d’habitude) mes 2 compères et le départ est donné. Je pars derrière (fallait arriver plus tôt), mais peu importe la journée va être longue, un seul mot d’ordre « tranquille, pas besoin de s’affoler, qui veut aller loin ménage sa monture ». C’est parti, voilà plus de stress maintenant, il faut nager. Alors la bouée rouge ? J’en ai une nuée devant les yeux et oui on a tous des bonnets rouges ! On suivra le paquet en guise de guide ou alors ce sera la brasse pour se repérer. La côte est jolie avec ce lever de soleil et ce ciel bleu. Je profite du paysage sur ma respiration à gauche. 1er bouée rouge après 800m, on n’a pas optimisé la trajectoire. Virage à droite, toujours pas de bouée rouge en vue. On suit le flot. Toujours pas de bouée à l’horizon. Les kayaks nous rappelle à l’ordre, si vous continuez par là, la corse est en vue, serrez à droite messieurs dames ! Bouée en vue, c’est vrai qu’on a un peu dérivés. Enfin la bouée de retour ! La plage est à 50m et le soleil en plein dans les yeux, l’orientation se fera vraiment au pifomètre. Cela commence à me paraître long tout ça, plus quelques crampes aux mollets, vivement la terre ferme. La position horizontale maintenue 1h15, c’est à 4 pattes et titubants que nous sortons de l’eau. Les spectateurs, assez nombreux, doivent se demander ce que l’on a mis dans nos gourdes. De la posture d’homo ergaster l’homme passe assez vite à sa posture habituelle d’homo sapiens sapiens, voilà 20000 ans d’évolution de l’homme qui défile. Nous voilà au parc de transition. Il y a encore des vélos mais pas le temps de compter. Comme d’habitude Matthieu s’est déjà fait la malle. Changement complet, on s’habille confort en cycliste. Jo arrive. On ne pensait pas se croiser au parc.
- Tu vas bien ?
- Ouais et toi, la femme, les enfants ?
Tout le monde va bien c’est le principal. Jo effectue une transition un peu plus rapide que moi. J’espère bien le revoir en vélo. Le parc de 1800 concurrents est interminable. Allez on enfourche son destrier. Le départ vélo sera prudent, ça passe à fond la caisse sur la plaque sur ma gauche, méfiance les gars il y a encore du chemin à faire. Bien boire pour enlever le goût du sel et commencer à bien s’alimenter. La route s’élève, les sensations sont bonnes et la tendance s’inverse, maintenant c’est moi qui double. Portion de faux plat pour rejoindre Vence, on met la plaque sans forcer. Col de Vence montée 10kms, ça monte au rythme et les jambes vont bien. Toutes les 10 minutes je mange un morceau et je bois un coup, j’ai même prévu un sandwich jambon - fromage pour changer du sucre. Les nombreux ravitaillements permettent de changer de gourdes et refaire le plein de barre céréales. A manger toutes les 10 minutes je ne sais pas comment va réagir l’estomac ? La descente se fera tranquillement, on n’a que 50 Kms au compteur et je préfère être prudent. Les 2 prochaines montées seront un copié - collé du col de Vence, montée souple mais avec de bonnes sensations et récup dans les descentes. Les 10 derniers Kms à effectuer sont plats avec un peu de vent, et je commence à en avoir un peu ras la casquette, je ne m’intéresse plus trop au paysage contrairement au 90 premiers Kms où le paysage était grandiose. Les conditions météo sont exceptionnelles, ciel bleu, 20-25°C, idéales pour un triathlon ! Enfin on arrive dans Nice et retour au parc.
4h25 de vélo, j’avais tablé sur 4h, quel prétentieux !
Je retrouve Matthieu qui m’annonce que le vélo n’a pas été tip top. On se souhaite bonne course à pied. Jo n’est pas encore arrivé, j’ai peut être dû regarder trop le paysage car je ne l’ai pas aperçu. Changement de tenue, tout nu, à la vitesse de l’éclair (je rigole) pour revêtir la tenue càp du club, j’en profite pour m’oindre de crème solaire et anti-frottement. On termine par la fin d’un gel et un canon, à la bonne votre messieurs dames. Bon plus que 30 Kms, je table sur du 5min au km, soit 2h30 pour la càp. On m’a prévenu la course (ou la souffrance ?) commence au 15éme km. La càp s’effectue sur la promenade des anglais, pas mal de personnes sont là pour nous encourager. A mon 1er km j’aperçois Matthieu sur le retour (1,5 km) qui me demande comment vont les jambes, pour le moment ça va ! 1er épongeage, s’asperger correctement, 1er ravitaillement du gel et de l’eau en marchant. Je recroise Matthieu au 5éme km, on sourit encore. Epongeage, ravitaillement même scénario. Je rattrape Matthieu au 8éme km, on discute 30 secondes. J’essaie de maintenir le rythme de 5min au km. On passe devant l’hôtel (non le repos n’est pas pour tout de suite) puis on arrive à l’aéroport fin de la promenade des anglais. Demi tour et 5 Kms dans l’autre sens. J’aperçois Jo dans la ligne droite inverse, petit sourire d’encouragement. Le premier tour se termine. La course « commence » et je ne me sens pas trop mal. 16éme, 17éme, ok, 18éme ça commence à devenir dur. Le thermostat dans les chaussures se dérègle, ça sent le chaud sous la voûte plantaire. Ce n’est pas le pied pour courir. J’essaie de me replacer mais là ce sont les mollets qui me rappellent à l’ordre, ok on va terminer comme ça, c’est à dire à l’arrache. Les ravitaillements, seuls moments de répit, où je marche sont attendus avec de plus en plus d’impatience et la pause dure de plus en plus longtemps. Je commence à me liquéfier et je n’arbore plus le sourire d’il y a 1h30. Plus que 4km. Matthieu n’est plus souriant aussi et ma seule satisfaction est de me dire que tout le monde souffre. Je pense à tous les sacrifices des 2 derniers mois et les encouragements des personnes connaissant ma participation à Nice pour mettre un pied devant l’autre et ravaler cette douleur latente. Enfin l’arrivée et la foule qui pousse, on accélère pour terminer avec beaucoup d’émotion.

NICE
LE 26 SEPTEMBRE 2004
Détail Parcours : 4km de nage 120km de vélo 30km course à pied.
Récit de Mathieu Dupuy


Nous sommes le 26 septembre 2004. Il est 6h00 du matin et sur la route qui nous mène au parc à vélo, nous sommes tous les trois stressés.
Une seule question nous obsède: Qui va payer le Taxi ?

En fait, aujourd'hui, 4 octobre 2004, je peux faire le fier en débutant mon récit par une blague à 2 balles, mais ce 26 septembre nous n'en menions pas large. Le parc à vélo est interminable (1800 concurrents tous affûtés comme des couteaux), les bouées balisant le trajet natation sont minuscules. Les trois triathlètes préparent minutieusement leurs affaires dans le silence et la concentration. A 6h50, je m'avance avec Monsieur Campanalés vers la zone de départ (Le vétéran rage : "Il est où encore David, on l'attend toujours" )... Avant le départ, tout le monde s'encourage applaudit dans ses mains. Je glisse à José quelques mots d'encouragements qu'il me rend bien ( David, t'étais où encore ? ) et la corne de brume retentit.
C'est parti. Les premiers mètres sont difficiles. C’est un peu la guerre dans l'eau, je reçois des coups. J'en donne aussi quelque uns. Puis, après le premier virage aux 800 mètres, ça se calme. Enfin je peux développer mon maximum de puissance ( prétentieux !!! ). La longue ligne droite (1600 m), le retour (1600m), et hop une bonne chose de faite.
La transition se passe tranquillement et je me retrouve sur le vélo 5 minutes plus tard. Le départ étant plat, je me sens fort.
Mais 20 km plus tard, les contreforts du col de Vence se profilant, le calvaire commence. Après 5 km de montée, je n'ai plus de force (plus de dents à l'arrière non plus d'ailleurs…) Mes cuisses me font mal et je me demande ce que je fais là... (1er désir d'abandon ???).
Le col se passe et me voilà dans la descente puis arrive la deuxième côte qui se passe bien. La forme revient ( Hummm!! Ces petites barres goût chocolat sont vraiment exquises). Enfin j'arrive dans la dernière difficulté de 4 km... je pense que ça ira mais peu à peu mes jambes me lâchent, se tétanisent, se liquéfient. Je fais les 2 derniers km d'ascension comme je peux. Enfin la descente vers Nice avec ... 40 copains triathlètes (Le drafting est peut-être interdit, mais qu'est que ça fait du bien….).
J'arrive à la transition (5mn). Je suis prêt à partir et je vois Monsieur Denizon qui arrive tranquillement, tout en souplesse. On parle une minute et je pars. David me passera au 5ème km (12 km/h sur les 25 premiers km, le coursier).
Sur les 20 premiers km, pas grand chose à dire : vitesse de croisière 11km/h. Au 23éme, j'essuie une première TERRIBLE défaillance. Ma tête commence à surchauffer et les étoiles s'allument peu à peu dans ma tête. Seule solution : m'asseoir ... puis m'allonger (envie d'abandonner ???). Je reste là affalé pendant 5 minutes environ. Des spectateurs viennent, m'encouragent (sympa) et….. Je repars.
J'aurai à nouveau un coup de chaud au 26éme km, mais là je sais que je finirai. Au ravitaillement du 27éme, une bénévole me tend un verre de coca... Ah non, c'est Nadège qui m'encourage (sympa aussi).
Enfin, la foule puis la ligne d'arrivée. Voilà c'est terminé. David me bichonne, il me file des cakes ( hummm ! Pas mauvais ces petits cakes . .). Ensuite José nous rejoint puis Nadège.
Le soir, on se fait tous une bonne pizza, et on refait la course jusqu'à ... 21h30.
Aujourd'hui, il reste le tee-shirt, les souvenirs ... mais tout cela est anecdotique.

ULTRA TRAIL DU MONT BLANC
LES 27/28 & 29 AOUT 2004
Détail Parcours : Départ CHAMONIX à 20Heures pour COURMAYEUR (Italie) à CHEMPEX (SUISSE) et retour à CHAMONIX.


Cliquez pour lire le récit Eliane . (quatre pages)
Cliquez pour lire le récit de Christian. (trois pages)



Les Archives de l'Echo.com

22/08/2005 françois Le Divenah: 1er CD à la Ferté Bernard
22/08/2005 Bernard Chatelin: 1er CD à la Ferté Bernard
éte 2004 Eric Dupas: 1er Marathon
28/03/2004 Nathanageuse: Trophée Picard
28/03/2004 Fabien Ferré: Meeting Anne Pinon
08/02/2004 Olivier Marret: Run and Bike St Geneviève des bois
16/07/2003 Eric Dupas: L'Etape du Tour
26/05/2003 Bernard Chatelin: My First TRI
22/05/2003 Déborah Lievre : Mon 1er TRI
19/08/2002 Valérie Chatelin: Mon 1er C.D à La Ferté
01/12/2002 Christophe Cayssials: Cross de St Quentin
10/05/2002 Eric Dupas: Sortie des "13 côtes"
26/08/2001 Eliane Martin: Les 100km de CLEDER
20/06/2001 Jacques Lamic: Ironman de Roth
20/06/2001 Michel Vergnaud: Championnat d'Europe de Carlsbad


17/07/2014


2014-03-14 06:17:06